L'ARMÉE AUSTRO-HONGROISE

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Une et indivisible - Devise de l'armée impériale et royale (KuK, Kaiserlich und Königlich)


Aprés la défaite face à la Prusse et le compromis de 1867, l'organisation de l'armée est totalement remaniée. Le service militaire est instauré en 1869. L'armée impériale et royale, commune à la double monarchie, comprend des contingents d'Autriche et de Hongrie, incluant la Bohême et la Croatie, auxquels s'ajouteront en 1878 des unités bosniaques lorsque la Bosnie-Herzégovine sera rattachée à l'empire. L'armée de réserve autrichienne, la Landwehr, est sous les ordres du ministre autrichien de la guerre, tandis que l'armée de réserve hongroise, la Honved, est sous les ordres de son homologue hongrois.

Tous les militaires doivent préter serment à l'empereur. Les officiers d'active sortent majoritairement de l'académie militaire Marie-Thérèse de Wiener-Neustadt, à proximité de la capitale. Au cours de leur carrière les officiers sont mutés d'une région à l'autre, afin d'évaluer la diversité de l'empire. S'ils donnent leurs ordres en allemand, ils doivent apprendre la langue vernaculaire de leurs soldats, utilisée pour le service courant. 

Il semble que l'armée impériale ait été un puissant facteur d'intégration et d'ascension sociale, les postes à responsabilités étant attribués en fonction de la compétence et non de la nationalité. Durant la grande guerre d'importants commandements furent confiés à des tchèques comme le général Potiorek, des polonais comme les généraux Rozwadowski et Sikorski, des croates comme le feld-marechal Boroevic, des roumains comme le général Boeriu, tous décorés du prestigieux ordre de Marie-Thérèse.

L'empereur François-Joseph était parfaitement conscient que son armée était le creuset dans lequel se fondaient les différentes nationalités de son empire. Contrairement à ce qu'avaient pensé ses adversaires, l'armée impériale et royale ne s'est pas désagrégée lors des premiers engagements et les hommes de toutes nationalités ont fait leur devoir patriotique. De fait l'armée austro-hongroise, malgré les déboires d'une guerre d'endurance sur plusieurs fronts, saura garder son unité jusqu'à son désagrégement final correspondant à celui de l'empire lui-même, à la fin 1918. 

Les uniformes de l'armée autrichienne étaient romantiques et splendides:

Uniformes de l'armée autrichienne

Affiche de l'armée hongroise en 1914: celle-ci est placée sous l'invocation de l'impératrice Sissi

Affiche de propagande de l'armée hongroise en 1914


Fantassin, dragon, uhlan, hussard: Tout comme l'armée française, l'armée autrichienne a du réformer son habillement trop voyant au début de la grande guerre, en particulier pour la cavalerie. Le fusil standard était le mannlicher 8mm M1895.

  

Artillerie autrichienne en manoeuvre:

Artillerie autrichienne en manoeuvre

La cavalerie autrichienne évoquait  l'écho d'un glorieux passé:

  


Hommes de troupes et officiers lors de la mobilisation (à gauche) - Le général Conrad Von Hotzendorf, commandant en chef de l'armée austro-hongroise (à droite):

officiers et fantassins autrichiens lors de la mobilisation     Conrad Von Hötzendorf

Groupe de conscrits dans les rues de Vienne:

Groupe de conscrits dans les rues de Vienne

Uniforme Fedgrau de l'infanterie (à gauche) - Uniforme de cavalerie (à droite) - apparus en 1915 et généralisés en 1916:

     

Autrichiens à Lemberg:

Autrichiens à lemberg

Peu aprés son avénement l'empereur Charles visite des troupes partant pour le front

L'empereur Charles visitant des troupes en partance pour le front


Uniformes austro-hongrois

L'armée autrichienne - supplément illustré du petit journal samedi 30 avril 1892:

 en haut et de gauche à droite: Garde du corps, hussard, garde de la couronne, officier génarél du génie, feld marschall, uhlan, dragon, général de cavalerie

en bas et de gauche à droite: artillerie, officier d'infanterie, landwehr hongroise, infanterie, officiers de chasseurs, infanterie hongroise



Sources: Histoire illustrée de la guerre du droit - Emile Hinzelin - Librairie Aristide Quillet
La Nouvelle Revue d'Histoire n°64 janvier-février 2013
Le panorama de la guerre